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Suppléments sportifs : mieux informer la population face à un phénomène en expansion

MONTRÉAL, 23 sept. 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- Alors qu’une personne sur quatre a déjà consommé des suppléments sportifs au Québec, leur popularité est notamment alimentée par les normes liées à l’apparence physique et un marketing omniprésent. Pour mieux comprendre ce phénomène, l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) dévoile une infographie qui fait état de la consommation des suppléments sportifs au Québec ainsi qu’un outil sur les protéines en poudre. Au centre de ces démarches : une réflexion sur l’influence des idéaux de beauté sur les habitudes de consommation.

Des produits populaires chez les jeunes adultes

La consommation de suppléments sportifs s’inscrit dans un contexte où les normes sociales liées au corps et à la performance occupent une place importante. Selon un sondage Léger réalisé à l’automne 2024 pour le compte de l’ASPQ, 55 % des femmes et 39 % des hommes sont insatisfaits de leur poids et plus de la moitié de la population est insatisfaite de sa masse musculaire.

Les jeunes adultes représentent les plus grands consommateurs de suppléments sportifs. L’augmentation de la masse musculaire et la perte de poids figurent parmi les raisons les plus évoquées pour consommer des suppléments sportifs. Parmi les personnes âgées de 18 à 34 ans ayant tenté de gagner de la masse musculaire, 68 % le font pour des raisons esthétiques et 64 % pour améliorer leurs performances physiques, comme la force et la puissance.

Les suppléments sportifs sont des produits consommés en complément de l’alimentation quotidienne, souvent dans le but d’améliorer la performance, la récupération ou l’apparence physique. « Il existe une panoplie de suppléments sportifs sur le marché, avec des ingrédients et des formes très variés. Il est difficile d’identifier des informations fiables sur ces produits. Même si certains suppléments sportifs ont fait leurs preuves, plusieurs d’entre eux reposent sur peu de données scientifiques solides », souligne Marie-Jeanne Rossier-Bisaillon, nutritionniste et directrice des projets en habitudes de vie à l’ASPQ.

Parallèlement, près de la moitié de la population estime qu’il n’y a pas suffisamment de sources d’information fiables concernant les suppléments pour le sport. « On constate que plusieurs perceptions reposent sur des raccourcis ou des messages simplifiés qui circulent largement. Pourtant, la réalité est beaucoup plus nuancée. C’est précisément pour répondre à ce besoin d’information claire, accessible et basée sur la science que nous avons développé ces outils », souligne Hendrik Pineda, kinésiologue et chargé de dossiers à l’ASPQ.

Les protéines en poudre en tête du palmarès

Les protéines en poudre occupent une place centrale parmi l’ensemble des suppléments sportifs. Leur popularité repose sur un marketing intensif qui les associe à des promesses de performance, de prise de muscle et de perte de poids. Les emballages mettent souvent de l’avant la présence de « superaliments », d’antioxydants et de vitamines ainsi que leur provenance biologique visant à donner un halo santé à ces produits.

Plus du tiers de la population croit que les protéines en poudre font « grossir les muscles », et près d’une personne sur deux pense qu’elles améliorent la performance sportive. Pourtant, à elles seules, les protéines en poudre n’ont pas le pouvoir de favoriser la prise de muscle ou la performance.

« L’engouement pour les protéines est bien réel. Les protéines en poudre bénéficient d’une visibilité sans précédent, notamment sur les réseaux sociaux » indique Mme Rossier-Bisaillon. « La majorité de la population consomme déjà suffisamment de protéines et une alimentation équilibrée permet de combler les besoins en protéines, même chez les personnes actives. Le recours à des suppléments n’est donc pas indispensable, contrairement à ce qu’on peut croire » ajoute-t-elle.

« Les protéines en poudre peuvent être utiles dans certains contextes spécifiques, mais elles ne sont pas incontournables. Ce sont des habitudes de vie comme l’activité physique, l’alimentation, le sommeil et le bien-être global qui font la différence. Peu importe l’effet sur l’apparence corporelle, avoir de saines habitudes de vie est bénéfique pour la santé », conclut M. Pineda.

À propos de l’Association pour la santé publique du Québec

L’ASPQ regroupe citoyens et partenaires pour faire de la santé durable, par la prévention, une priorité. Elle s’engage à intégrer la santé dans toutes les politiques publiques en se concentrant sur des enjeux tels que les habitudes de vie, les inégalités, la santé mentale, les changements climatiques et le vieillissement de la population. Depuis plusieurs années, l’ASPQ sensibilise à la face cachée de l’industrie de l’amaigrissement, notamment à travers sa campagne Apparences Trompeuses!. Pour plus de détails, aspq.org ou apparencestrompeuses.ca.


Contact

Véra Ferret 
Directrice des communications et responsable des relations publiques
Association pour la santé publique du Québec
Cellulaire : 450-626-8879  
Courriel :  vferret@aspq.org


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